Design des Mondes Ruraux

Un Post-master à Nontron
de l’École des Arts Décoratifs


Acte III 2023-24


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Un Post-master à Nontron de l’Ecole des Arts Décoratifs

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Futurematique


Simon Geneste / Andréa Gaidano



Nom énigmatique, actions concrètes.


En traversant le paysage, en cheminant dans la forêt, en suivant les lignes tracées par l'eau, nous avons découvert un lavoir, puis 2, puis 10, puis 100.
La Dordogne en compte plus de 300.
La plupart des lavoirs datent du 19ème siècle, à l’époque on se rend compte que le linge sale pouvait entraîner la diffusion de maladies, choléra, rougeole, variole...

Il existait des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitants, mais peu de lavoirs publics. À partir du 3 février 1851, l'Etat décida de prendre à sa charge jusqu'à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l'élément déclencheur d'une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France.
Mais en dehors des impératifs d'hygiène et de salubrité, le lavoir avait l'avantage de réunir deux fonctions indispensables: l'une pratique, l'autre sociale.
Aujourd'hui ils font partie du « petit » patrimoine.
Lieu si commun que le passant n’y jette qu’un coup d'œil rapide. Chaque commune en possède plusieurs. Ils constituent un des rares endroits publics accessibles 24/24h, 7/7j.

Plutôt que d’en faire une pièce de musée endormi, attendant éternellement leurs lavandières disparues, nous avons fait le choix de rassembler les énergies du territoire pour faire de ces lieux des espaces vivants et partagés.
Nous imaginons le festival des lavoirs.
Au fil de l’eau nous fédérons 6 communes et plus de 30 acteurs du territoire.
Nous sommes des metteurs en scène.
Le lavoir, de mars à juin, devient le théâtre de nos expérimentations.
Nous nous appuyons sur l’architecture existante et les acteurs déjà présents.

Traversé par l'eau, le lavoir apparaît comme l’endroit idéal pour traiter les enjeux multiples et complexes liés à cette entité.
Un des enjeux est de mettre en partage nos questionnements liés à l’eau en faisant dialoguer le sensible et le scientifique. Nous mettons en récit le paysage à travers une recherche collective et participative qui convie les participants à interroger leurs attachements au territoire et à l’usage qu’ils en font.

Le festival tente d’établir de nouvelles relations au lavoir.
Nous revendiquons un festival curieux, ouvert et transversal.
Chaque événement est une invitation à l’intention des habitants à circuler, participer, écouter, fabriquer les nouveaux usages de cet espace.
Le protocole d’enquête est empirique.
Nous allons à la rencontre des spécialistes de l’eau, des mairies, de savonnières, de collégiens, de  musées, d’artisans, d’institutions..
En suivant l’eau et ses problématiques, nous tentons d’écrire une histoire inédite.

Le festival célèbre l’eau et ouvre un imaginaire.
Vêtus de bleu nous décidons de mettre cette imaginaire au service du réel.
Le lavoir devient multiple.

A suivre…